Au Congrès de 2007, le SNAES adopte officiellement « le syndicalisme de développement ». Par cette démarche, il décide d’enraciner plus que jamais son action dans le contexte de notre pays qui est un contexte de sous-développement dans lequel il faut travailler à la fois pour une production accrue, une utilisation optimale des ressources et une redistribution plus efficace. Ce faisant, le SNAES pense redonner une véritable perspective à l’action syndicale. Une perspective qui associe dans une vision équilibrée la production à la consommation, et fait du développement le moteur de toute action qui vise à l’amélioration des conditions de vie et de travail. La revendication syndicale se trouve par là pleinement justifiée dans la mesure où elle s’oppose radicalement à tout compromis qui viserait à pérenniser les conditions de la contre-performance, donc donc du sous-développement.
« Le syndicalisme de développement » postule que le travail n’a de sens que lorsqu’il est un moyen efficace de développement humain. Et pour cela, il doit être effectué dans des conditions minimales d’efficacité. Et le rôle des syndicats devrait consister à organiser les travailleurs pour défendre un travail de qualité, objectif qui ne peut être atteint que lorsque des conditions de vie et de travail convenables sont aménagées au bénéfice du travailleur.
Le SNAES se veut donc aujourd’hui un instrument du développement du travailleur (développement de ses potentialités, de son imagination, de son engagement, de son sens de responsabilité) à travers une sensibilisation, une information et une formation adossées sur une vision porteuse d’avenir, à travers une revendication des droits de ce dernier à des conditions convenables d’un travail efficace. Ce faisant, le SNAES entend mettre le syndicalisme plus que jamais au service du développement.